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Produits regionaux sud ouest aquitaine lot et garonne villeneuve agen

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La Toque Blanche
47300 Pujols
Téléphone : 05 53 49 00 30
Fax : 05 53 70 49 79
latoque.blanche@wanadoo.fr

 

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La plus ancienne des eaux-de-vie reflète toutes les couleurs et saveurs d’un pays où les hommes ont du caractère. Issu des vignes de Gascogne, fruit de tant de patience, d’humilité et de connaissances accumulées, l’armagnac est objet de respect et de passion.

A cheval sur trois départements, le Gers, les Landes et le Lot-et-Garonne, l’appellation Armagnac se divise en trois régions distinctes avec lesquelles on ne plaisante pas. Le Bas-Armagnac, la Ténarèze et le Haut-Armagnac se disputent les experts et les connaisseurs pour imposer leur suprématie et gagner les faveurs des amateurs français et surtout étrangers. Sorti de ces querelles de clocher dignes de d’Artagnan, il fait bon découvrir en pays de Gascogne cette eau-de-vie aux multiples facettes.

La dégustation :
La dégustation doit s’effectuer le plus loin possible du repas, lorsque la bouche s’est libérée du dernier café. Servez l’armagnac dans un verre ballon sans trace d’odeurs néfastes (produits de lavage ou torchon mouillé). Vous le réchauffez longuement dans le creux des mains, car il ne libère ses premiers parfums qu’au-dessus de 15°C.
Bannissez tout instrument de réchauffage. Tournez le verre sur lui-même afin que l’armagnac libère plus facilement la complexité de ses arômes. Procédez par étapes pour habituer le palais, la langue et le nez à ce nouveau voyage. Quelques gouttes, puis quelques traits et… quelques années plus tard, à force d’observations et de comparaisons, vous saurez décrire cette « queue de paon » dont parlent les vrais amateurs.

Les mots justes :
• Agressif : armagnac trop jeune.
• Amer : trop de tanin, nécessite une oxydation plus longue.
• Ample : armagnac harmonieux.
• Arôme : perçu par voie rétro-nasale, l’arôme vient après l’examen olfactif.
• Boisé : excès de tanin dû à la présence trop importante de substances ligneuses.
• Bouqueté : armagnac trop odorant.
• Corsé : on parle également du « montant » pour un armagnac qui a de la force.
• Longueur : goût en bouche persistant qui indique un très bon armagnac.
• Moelleux : on parle d’un armagnac « fondu », souple et gras. Il a au moins 25 ans d’âge.
• Queue de paon : tous les arômes se détachent harmonieusement en fin de dégustation..

Millésimes et étiquettes :
Il est malheureusement très difficile pour un néophyte de comprendre toutes les subtilités de l’étiquetage des armagnacs. En effet, le millésime n’a que peu d’importance si l’eau-de-vie n’a pas vieilli un nombre d’années suffisant avant d’être mise en bouteille. Même si les grands connaisseurs s’accordent pour dire que certains millésimes sont exceptionnels (1942, 1955, 1962, 1970, 1974, 1985), tous donnent au terroir une grande importance. Les armagnacs issus du secteur des « Grands-Bas » sont les prisés. Les armagnacs vieillis cinq et ans et plus peuvent porter les dénominations suivantes : Extra, Hors d’Age, Napoléon, Vieille Réserve, X.O. (Extra Old).
Une bouteille portant une petite étiquette avec le millésime 1970, la mention Vieille Réserve, 25 ans d’âge et ayant pour provenance un des villages situés dans le secteur des Grands-Bas, c’est l’assurance quasi certaine de posséder une petite merveille. Attention, seule l’étiquette est importante : la poussière, le cachet de cire rouge et les toiles d’araignée n’ont jamais donné de bons armagnacs !

Dans la cuisine :
• L’armagnac est à utiliser avec parcimonie dans la cuisine. Mal employé, à trop forte dose, il trahit une cuisine en mal de terroir. Il peut parfumer agréablement une gelée servie avec un foie gras, flamber sans excès une volaille. Il peut encore être associé à certains desserts : sorbets et granités, fruits ou crêpes flambées.
• Des cocktails lui permettent de se révéler dans un autre genre.
A préparer au shaker : L’armagnac sour : un trait de sirop de canne, 3/10e de jus de citron, 7/10e d’armagnac.
Le condomois : un trait de sirop de canne, 3/10e de jus d’orange, 2/10e de Cointreau, 5/10e d’armagnac.
Le neuvième : 3/10e de jus d’orange, 2/10e de jus de citron, 3/10e d’armagnac, 2/10e de liqueur de pêche, un trait de grenadine.

Le travail du tonnelier :
Le chêne blanc est abattu en hiver. Après séchage des « merrains », bûches triangulaires, on façonne les « douelles ». Celles-ci sèchent en plein air pendant 5 ans minimum.
La « pièce » de 400 à 420 litres est alors fabriquée par l’irremplaçable tonnelier. Il choisit les plus belles douelles, les assemble, les unit afin que l’armagnac ne s’échappe pas. Il pose les cercles de fer, les fonds calculés au millimètre et inspecte les joints. Les échanges amoureux entre le bois et l’alcool peuvent commencer. On retrouvera, vingt ans plus tard, 500 g de bois de chêne dans un hectolitre d’armagnac.

 


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Création : AtoutPixel - Crédit photo : Eliophot - La Toque Blanche
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